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  • La première carte archéologique de France

La carte archéologique nationale rassemble et ordonne pour l’ensemble du territoire les données archéologiques connues à ce jour. Elle constitue aujourd'hui une mission de l'État. Les travaux de la Commission de Topographie des Gaules (CTG), menés de 1858 à 1879, constituent la première tentative de cartographie archéologique à cette échelle.

Trois cartes, trois dictionnaires

À l'été 1858, la CTG a pour objectifs de dresser trois cartes des Gaules. La première figure l'époque dite celtique, entendue alors comme tout ce qui est antérieur à la conquête romaine ; la deuxième est celle de l'époque gallo-romaine ; enfin, la troisième représente la Gaule à l'époque mérovingienne. Chacune de ces cartes doit être accompagnée d'un dictionnaire devant en faciliter la lecture. Chaque site référencé sur une carte a donc une notice dans le dictionnaire correspondant.

Pour réaliser ces travaux de cartographie, des formulaires sont envoyés par le bureau central de la CTG à tous ses correspondants dans les départements. Ces documents officiels sont divisés en deux colonnes, une pour l'époque celtique et une autre pour l'époque gallo-romaine (l'époque mérovingienne est rapidement écartée). Ces colonnes comptent plusieurs rubriques, chacune dotée d'un symbole spécifique destiné à être porté sur les cartes : dolmens, mobilier métallique, monnaies, voies et bornes milliaires, camps et enceintes, tumuli, cimetières et tombeaux, aqueducs, arènes, cirques et théâtres, souterrains et grottes...

Le Dictionnaire archéologique de la Gaule

Le projet ainsi conçu n'aboutit pas. Si toutes les cartes sont bel et bien produites, seule une partie du Dictionnaire archéologique de la Gaule – Époque celtique est publiée entre 1875 et 1878. Toutefois, ce travail est déjà en soi considérable. Il se présente sous la forme d'un répertoire de sites où chaque notice référence les sources écrites, citées et critiquées, les vestiges archéologiques exhumés ou repérés, les références bibliographiques... Cette première carte archéologique comptabilise ainsi pas moins de 3005 entrées.