Républicain convaincu et acteur de la vie intellectuelle, Gabriel de Mortillet est également l'un des pères de la Préhistoire.

Un archéologue et anthropologue français engagé

Ingénieur géologue formé au Conservatoire des arts et métiers de Paris, son opposition politique le conduit en exil en Savoie, en Suisse et en Italie. C’est lors de son exil en Suisse, en 1849, que Gabriel de Mortillet s’initie à la question préhistorique. Dès 1864, il fonde la revue Matériaux pour l'histoire positive et philosophique de l'Homme qu'il cède en 1869 à Émile Cartailhac. Puis il participe à la création des Congrès internationaux d'anthropologie et d'archéologie préhistorique, avant d'organiser la section préhistorique de la galerie de l'Histoire du travail dans le cadre de l'Exposition universelle de 1867 et de publier sa Classification industrielle dans laquelle il propose une chronologie fondée sur l’étude de l’évolution des outils.

Un homme au service du musée gallo-romain

Chargé de cataloguer les collections géologiques du muséum de Genève, puis, responsable du musée d'Annecy, Gabriel de Mortillet est , enfin, nommé attaché à la conservation du musée gallo-romain, fin 1867, à la suite du décès de Philibert Beaune. Il classe alors les collections préhistoriques, tout particulièrement les silex de Boucher de Perthes, et participe activement à la muséographie de la salle 1 du musée. Il rédige Promenades au musée de Saint-Germain, premier guide du musée, publié en 1869, dans lequel il décrit avec force de détails les collections et leur mode de présentation.

Pour aller plus loin, voir la notice de Noël Coye.