Palmyre a suscité l’intérêt de nombreux pays, qui ont chacun travaillé sur des parties bien spécifiques du site.

Les fouilles françaises des années 1930

De premières fouilles générales sont menées par les archéologues allemands Otto Puchstein et Theodor Wiegand, respectivement en 1902 et 1917. Puis en 1929, le Français Henri Seyrig, alors directeur général des antiquités de Syrie et du Liban, commence le dégagement intensif du site, mais ses fouilles sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Avec l’architecte Robert Amy à la manœuvre, le temple de Bêl est dégagé en 1929, et l’agora entre 1939 et 1940. Les alentours de Palmyre sont aussi explorés, notamment par le Français Daniel Schlumberger entre 1934 et 1935, qui étudie les sanctuaires locaux dans les villages situés autour de Palmyre. Quelques années plus tard, le Français Robert du Mesnil du Buisson dégage le temple de Baalshamin, l’un des monuments emblématiques de Palmyre.

Les travaux plus récents

Depuis 1958, le site accueille des archéologues polonais, ainsi que des équipes menées par le directeur général syrien des Antiquités, et une mission française dirigée de 2001 à 2008 par Christiane Delplace. L’équipe syrienne a notamment dégagé le temple de Nabû, tandis que les Polonais se sont concentrés sur la nécropole, et ont également mis au jour, en Mai 2005, une statue de pierre de la déesse ailée de la victoire, Nikè. Les fouilles sont arrêtées depuis le début du conflit en Syrie, en 2011.