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Une bibliothèque liée au culte du dieu Nabu

La bibliothèque de l’Ezida se trouvait dans une des salles du temple (la salle NT 12), juste en face de la cella des dieux du temple : Nabu et Tashmetu. Elle possédait encore, lors de sa découverte, plus de 300 tablettes de textes littéraires et savants. Les scribes du temple utilisaient ce fonds pour conseiller le roi et le protéger de présages néfastes. Des apprentis scribes se formaient probablement dans ses murs comme pourrait en témoigner la présence de listes lexicales. Les prêtres y copiaient aussi hymnes, prières et rituels pour les aider dans le culte des dieux. La bibliothèque était ainsi indispensable à la bonne marche du sanctuaire.

Une bibliothèque pour protéger le roi et le royaume

Les textes de divination et les textes médico-magiques représentent plus de la moitié du fonds de la bibliothèque. Ils offraient aux exorcistes-médecins du temple (les ashipu) des outils pour exercer leur activité auprès du roi et de sa cour. Après l’identification d’un présage néfaste, ils devaient supprimer sa charge maléfique en accomplissant un rituel. En cas de maladie du roi, ils pouvaient aussi consulter des recettes médicinales conservées dans la bibliothèque.

Les textes littéraires ne sont en revanche qu’une toute petite partie des fonds. On retrouve cependant dans cette bibliothèque les grands classiques de la littérature mésopotamienne : des extraits de l’épopée de Gilgamesh, du Ludlul bel nemeqi, la version mésopotamienne du Job biblique, ou encore de la grande épopée de création du monde : l’Enuma elish.