L’armature fracturée en obsidienne (à droite) constitue l’un des rares exemples de l’exploitation de ce matériau à Mari, pour la confection de l’armement. Brutalement interrompues à la fin du IVe millénaire, les voies de circulation de l’obsidienne depuis les franges méridionales de l’Anatolie vers la Mésopotamie centrale semblent rouvertes dans le dernier tiers du IIIe millénaire : des témoignages en sont relevés dans les assemblages de la Ville III, comme cet exemplaire denticulé, qualifié d’akkadien, dont le standard s’impose partout, depuis la grande plaine alluviale jusqu’en Djézireh et sur la côte nord du Levant.

Objets n°2009 (Massif Rouge, Ville II) et 2069 (secteur du Massif Rouge, Ville III). Campagnes de 1951 et 1952.

Mission archéologique de Mari. N° 4615 (modifiée), Archives André Parrot