Les recherches sur les dommages infligés aux sites archéologiques du Moyen-Orient et d’Asie Centrale sont nées de l’éveil des instances internationales pour la protection du patrimoine en danger dans le courant des années 1990.

Les organismes internationaux

En matière d’engagement, l’Unesco, l’ICOM, l’ICOMOS ainsi que l’ICCROM se sont investis depuis les premiers instants du conflit de 1991 en Irak, puis dans d’autres pays frappés par les conflits tels que la Syrie (depuis 2011) ou l’Afghanistan (un intérêt suscité principalement par la destruction des Bouddha de Bamiyân en 2001). Une collaboration avec les autorités aux frontières a également été mise en place, permettant la récupération d’un certain nombre d’objets issus du pillage. Enfin, le développement des capacités nationales de protection, de restauration et de conservation du patrimoine reste également un point fondamental pour les organismes internationaux.

Les actions des chercheurs

Les principaux acteurs de la recherche scientifique concernant les sites endommagés par les conflits armés restent les États-Unis et l’Italie. Leurs recherches sur le terrain ont été rendues possibles par l’intégration d’archéologues au sein de leurs armées, voire la création de corps d’armée dédiés au patrimoine comme chez les Carabinieri.

La création des comités Shirin et Rashid dédiés respectivement à la Syrie et à l’Irak témoigne de l’investissement des chercheurs en réponse aux dommages causés aux sites archéologiques. Chacun des deux comités s’efforcent de réaliser un suivi des sites victimes des conflits, ainsi que des états des lieux au cas par cas.

Le cas mariote

Le site de Mari retient aujourd'hui l'attention. Il est le site ancien le plus lourdement affecté par les pillages. S'il n'est pas inattendu de voir des sites antiques victimes de ces saccages, Tell Hariri Mari, datant principalement de l'Âge du Bronze, fait office d'exception dans son ère chronologique.