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  • La découverte et la fouille

La mise au jour du palais a commencé en 1935, lors de la deuxième campagne, et s’est poursuivie jusqu’en 1938. À cette date, une très grande partie du plan du palais était découverte. Des recherches complémentaires ont été engagées dans différents quartiers du palais par André Parrot à partir de 1964, dans le secteur religieux et celui des magasins, et dans l’angle sud-est de la cour 131. L’exploration de ce palais a été complétée par Jean-Claude Margueron à partir de 1979 dans la partie septentrionale de la cour 131, dans le secteur de l’entrée, dans les appartements officiels (espaces 106, 64 et 65) et de façon plus ponctuelle dans l’aile ouest. Les informations complémentaires ont été d’une rare importance.

Une ville dans la ville

Dans son état final, l’édifice occupe quelque 2 hectares de la surface de la ville, ce qui en fait de loin le monument le plus imposant qui, par sa masse et sa hauteur, domine totalement la cité. André Parrot a dénombré quelque 300 pièces et cours ; on peut doubler ce chiffre si l’on y ajoute les espaces non fouillés par ses soins et toutes les pièces de l’étage : avec au moins 500 à 600 pièces et 4 hectares de plancher, on peut parler d’une ville dans la ville. Le fait que plus de la moitié de la surface habitable du palais n’a pas été retrouvée (étage et fouille inachevée au sol) rend l’analyse de l’édifice difficile. Cependant les restes et les indices sont suffisants pour permettre une restitution logique et compréhensible.

Le témoin de la vie au palais au début du IIe millénaire av. J.-C.

Le palais – détruit, pillé et incendié par les troupes d’Hammurabi de Babylone en 1760 av. J.-C. – a fourni des objets appartenant à la vie quotidienne ou à la sphère artistique et très représentatifs de la vie d’un palais du début du IIe millénaire. Des sceaux-cylindres et des empreintes de sceau des administrateurs et surtout quelque 15 000 tablettes entières ou fragmentaires, constituant une exceptionnelle collection de textes de l’administration quotidienne et de la correspondance royale, rendent compte des dernières années de la vie du royaume. Par ailleurs, plusieurs statues ou statuettes de personnages royaux ou divins constituent quelques-unes des plus belles œuvres de l’époque amorrite, comme la déesse aux eaux jaillissantes. On peut y ajouter des outils et des armes en bronze et de la céramique, ainsi qu’une très belle collection de moules à gâteaux.