Éléments essentiels de l’organisation de la cité, les axes de circulation et les espaces non bâtis rythment la trame urbaine : les fouilles ont confirmé que celle-ci remonte au moins à la fin du Ve s. avant notre ère donc en relation avec la réfection de la fortification vers – 450.

Le plan de la ville protohistorique combine deux principes d’organisation bien illustrés dans l’urbanisme protohistorique de Gaule méridionale : le schéma concentrique d’une part (Martigues), et le schéma en lanières d’autre part (Nages II ancien). Le plan concentrique est concrétisé par l’existence d’un noyau central triangulaire qui reproduit en réduction la forme du rempart. Ce noyau est délimité par trois rues principales qui drainent l’essentiel de la circulation dans la répartition des habitations du noyau triangulaire, au sein d’îlots très allongés dans le sens est-ouest, séparés par une alternance de rues charretières et de ruelles drains. Ces trois axes gèrent également les accès à la cité. Des impasses aboutissant au rempart desservent les habitations accolées à la fortification. On constate qu’il y a peu de communications transversales dans le sens nord-sud. 

Ces axes relèvent du domaine public et sont entretenus : constitués en général d’épandages de galets recueillis à proximité de la ville, ils font l’objet de recharges ponctuelles ou de surhaussement, suivant ainsi l’évolution des îlots d’habitation. Mais les rues et les ruelles servent également au recueil, à l’écoulement et à l’évacuation des eaux usées ; dans certains cas, dans les ruelles et les impasses, elles accueillent des activités privées (cuisine, artisanat), débordant ainsi la sphère domestique. Quelques espaces dépourvus de constructions sont assimilés à des places : elles ne sont pas au centre mais à proximité des portes de la ville ; elles sont utilisées pour le parcage du bétail, et peut-être aux manœuvres et au garage des charrettes.