Époque kassite

La Mésopotamie du Sud, à partir de la deuxième moitié du IIe millénaire av. J.-C., est gouvernée par une dynastie kassite, installée à Babylone. La ville de Larsa, qui a perdu son indépendance depuis Hammurabi, reste un chef-lieu de district du royaume de Karduniaš. Les rois Burna-Buriaš II (1359-1333) et Nazi-Maruttaš (1307-1282) restaurent scrupuleusement à l’identique le temple de Šamaš. Une forteresse, contrôlant la ville, est probablement édifiée au sud-ouest de l’enceinte, sur les actuels tells du “Chameau”.

Époque néo-assyrienne

Le Ier millénaire voit la genèse des grands empires universels. Intégrée à l’Empire néo-assyrien, Larsa ne participe alors aux événements que dans l'ombre d'Uruk. Le roi Sargon II (721-705) affirme avoir pris une série de mesures politiques et sociales en faveur des villes du sud de la Babylonie. Après des troubles liés à la guerre de Sennachérib (704-681) contre les Elamites, les statues de Šamaš sont retirées de l’E.babbar, le dieu abandonne sa cité. Il la réinvestit sous Assarhaddon (680-669), qui fait rétablir ses statues dans le temple.

Époque néo-babylonienne

Sous l’Empire néo-babylonien, Larsa semble retrouver une certaine importance. Nabuchodonosor II (604-562) et Nabonide (556-539) entreprennent d'importants travaux sur l'E.babbar et la Ziggurat. Nabonide, le roi archéologue, s’établit même à Larsa la première année de son règne.

Époque hellénistique

Après les conquêtes perses et grecques, la ville ne survit qu’au travers de l’E.babbar, où subsistait une petite communauté autour du temple plurimillénaire. Au début de l’époque parthe, le site est finalement abandonné.