Les vestiges de la période d’Uruk à Tell es Senkereh n’ont pas encore été explorés. Nous savons néanmoins que Larsa devient, au tournant du IIIe millénaire, une cité sumérienne de première importance.

Une « Cité-État » de Mésopotamie

La ville de Larsa apparaît dans la « liste des cités » des textes archaïques d’Ur du début du IIIe millénaire. Occupant une place centrale parmi les cités mésopotamiennes à cette époque, Larsa est symbolisée par son sceau représentant le soleil, c’est-à-dire le dieu Šamaš. La ville est le siège de cette divinité, qui réside dans l’E.babbar. Ce bâtiment acquiert très vite une grande renommée. Il apparaît dans une inscription du roi sumérien Eannatum de Lagaš (vers 2450 av. J.-C.). À cette époque (Dynastique Archaïque III), Larsa est une cité prospère qui se dote de bâtiments de prestige, comme le « palais B33 » retrouvé par les archéologues.

La fin du IIIe millénaire

Si rien n’est connu à Larsa pour la période d’Akkad, mise à part de nombreuses poteries et un sceau-cylindre, les quelques attestations de Larsa à la fin du IIIe millénaire s’inscrivent dans le renouveau sumérien. Le roi Gudéa de Lagaš (vers 2120 av. J.-C.), qui domine une partie de la Mésopotamie, contrôle Larsa. Un taureau androcéphale a été découvert dans l’E.babbar, inscrit au nom d’Ur-Ningirsu. À la fin du IIIe millénaire, la montée en puissance des souverains d’Ur fait basculer Larsa sous le joug de ces derniers. La ville devient une capitale de province et Ur-Nammu (2112-2095), roi de la 3e dynastie d’Ur, y édifie une ziggurat.