Avec 130 tombes pour deux siècles d’existence, la population funéraire d’Acy-Romance est dérisoire, nombre que n’explique pas la réduction de la population à compter du milieu du Ier siècle de notre ère. Les corps ont subi les flammes du bûcher et les os brûlés sont déposés sur le sol de la fosse plus ou moins grande, soit placés dans une urne ou bien les deux modes à la fois. Entre le moment de la mort et la mise en terre se déroule tout un rituel comprenant probablement l’exposition du défunt dans le cimetière, dans un arbre, sur une plateforme ou dans les « mausolées ». La mise en scène des dépôts de victuailles et d’objets accompagnant le mort est récurrente. La population funéraire est regroupée dans des aires fermées, véritables domaines des morts ou les tombes de l’élite sont surmontées d’une grande construction. Les défunts bénéficiant de toutes ces attentions ne sont qu’un petit nombre et la crémation s’avère donc être un véritable privilège.