Il y a 2 000 ans

Bosra (Syrie)

L'ancienne ville de Bosra, en Syrie, a su conserver les vestiges d'un théâtre romain du IIe siècle, particulièrement bien conservé, ainsi que des ruines de monuments paléochrétiens et plusieurs mosquées, parmi les plus anciennes du monde arabo-musulman. Capitale de la province romaine d'Arabie, elle fut ensuite une étape importante vers la Mecque.

Située à 141 km de Damas, capitale de la région fertile du Hauran, Bosra est au débouché des routes caravanières venant d'Arabie et connut une longue période de prospérité. Ancienne capitale du nord du royaume nabatéen, la ville de Bosra est mentionnée dès le XIVe siècle av. J.-C. sur des tablettes de Tell el-Amarna en Égypte sous le nom de Busrana, témoignant des relations diplomatiques entre les Égyptiens, les Phéniciens et la dynastie amorrite. Bosra est installée sur un plateau basaltique, roche noire employée depuis des siècles pour les constructions, et se transformant en un sol riche propice aux cultures.

Bosra ville romaine d'Orient

Bosra est intégrée à l'Empire romain en 106 sous le nom de Colonia Bostra, elle devient la capitale de la province romaine d'Arabie. Le théâtre romain de Bosra, daté du IIe siècle, a probablement été édifié sous le règne de Trajan. Fortifiée entre 481 et 1251, son état de conservation est exceptionnel.

De l'empire byzantin à la conquête arabe

Au cours de la période byzantine, apogée de sa propérité, Bosra joua un grand rôle de marché où venaient s'approvisionner les caravanes arabes. Ses évêques prenaient part au concile. Bosra est la première ville du sud de la Syrie à tomber aux mains des Arabes en 634, lors de la phase de l'expansion islamique. Bosra est restée environ 2500 ans habitée et presque intacte. Nabatéens, Romains, Byzantins et Omeyyades ont tous laissé des vestiges dans la ville, qui est un musée à ciel ouvert associé à des épisodes significatifs de l'histoire des idées et des croyances.

Depuis 1980, l'ancienne ville de Bosra est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

La lutte contre le vol et le trafic illicite des biens culturels est l'une des priorités du ministère de la Culture et de la Communication, qui prête une grande attention à l'ensemble de ces problématiques, notamment par son rôle régalien de contrôle de la circulation des biens culturels.

Lieu-dit

Bosra

Localisation

Syrie

Direction scientifique

 Jean-Marie Dentzer (1974-2004)

Frank Braemer (2004-2013)

Pierre-Marie Blanc (depuis 2013) 

UNESCO

Patrimoine mondial de l'humanité (1980)

Patrimoine en péril (2013)