L’archéologie portuaire s’attache à l’étude des ports, naturels ou artificiels, et des aménagements du littoral ou des berges de fleuves. En partie immergés, en partie à terre, ces vestiges contribuent tant à l’histoire économique, qu’à celle des techniques architecturales, ou navales, ou de l’interaction entre l’homme et son milieu.

Des sites complexes

Situés à l’interface terre-eau, les aménagements portuaires reflètent la dualité de leur condition : immergés (digues, jetées, bassins, quais, phares, épaves, etc.) ou terrestres (entrepôts, édifices publics ou privés liés à l’activité portuaire, hangars et chantiers navals, etc.). L’ensemble constitue néanmoins un tout qui doit être appréhendé dans toutes ses composantes, qu’elles soient maritimes, nautiques ou terrestres. D’autant que les littoraux et les berges de fleuves sont par nature soumis à de nombreux phénomènes naturels ou anthropiques qui modifient le paysage au fil des siècles. Nombre de structures à l’origine terrestres sont aujourd’hui submergés et inversement de nombreux vestiges à l’origine en eau sont aujourd’hui en terre.

Une approche scientifique nécessairement pluridisciplinaire

Au-delà de l’étude des infrastructures, l’archéologie portuaire s’entend forcément comme une approche globale, géo-archéologique et environnementale et intègre l’étude des aménagements portuaires dans la dimension plus vaste de l’évolution du milieu, de la mobilité du paléo-rivage à l’espace maritime et nautique dans lesquels ils s’inscrivent.