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  • Des découvertes héroïques à l’exploration high-tech

L’archéologie sous-marine est intimement liée à l'évolution des progrès techniques. Pour aller toujours plus loin sous la mer, l’homme fait preuve d’ingéniosité.

De l’air, de l’air !

Dès l’Antiquité, l’homme plonge en apnée pour pêcher et, bientôt, grâce à la cloche à plongeurs, il explorera en 1553 deux épaves romaines. Ce premier système de plongée sera perfectionné jusqu’à la mise au point du scaphandre à casque, en 1819. Équipés de chaussures plombées, les scaphandriers sont alimentés depuis la surface par une pompe, un dispositif dangereux car sensible aux variations de pression.

L’avènement du « scaphandre autonome », en 1943, affranchit le plongeur du casque et des chaussures. Le débit de la bouteille d’air comprimé est alors réglé à la main. Mais c’est la mise au point du détendeur Cousteau-Gagnan en 1946 qui représente le vrai tournant de l’histoire de la plongée en délivrant désormais de l’air à volonté.

L’archéologie du XXIe siècle

Les découvertes se multiplient grâce au développement de la robotique et de l’informatique. Il est possible d’étudier un chargement par photogrammétrie, une cartographie en trois dimensions, ou de nettoyer le sédiment à l’aide d’un ventilateur contrôlé par la caméra d’un robot.

Le projet européen Vénus qui associe l’Italie, le Portugal et la France, innove sur une épave chargée d’amphores découverte à Marseille par la Comex à 110 m de fond. Tout près du Grand Congloué, où elle vit le jour il y a plus de 50 ans, l’archéologie sous-marine prépare ainsi le XXIe siècle. Il sera celui des épaves profondes.